La livraison : on en parle

 

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Yves Goulm. Les affres de la création

Le Télégramme du 2 juin 2013 (Eliane Faucon-Dumont)

 

Le dernier opus d'Yves Goulm a pour titre « La livraison ». À phrases, à mots pressés, il retrace les sentiments qui le traversent alors que son nouveau texte est chez l'imprimeur.      

« Sortir un livre provoque toujours chez moi, un sentiment d'exaltation, une certaine jubilation. Sans cesse, je m'interroge sur la place qu'il occupera dans la création littéraire. Ce petit bouquin changera-t-il un peu le monde ? » et Yves Goulm de préciser : « Écrire, c'est souvent douloureux. Les mots ont quelque chose à me dire, j'aime leur musique, je travaille toujours sur l'assonance. Mais il me faut à chaque livre, trouver les mots justes, ceux qui exprimeront vraiment mes sentiments, mes impressions, il m'arrive d'en inventer. Quelque part, je suis fier de ce nouveau mot, qui désormais existe ».


Parfois poète « La Livraison », raconte tout cela, et plus encore. Le livre revient aussi sur la manière dont l'être humain rejette pathologiquement les choses évidentes. Yves Goulm sait souvent se faire poète, la lecture de son livre est comme un voyage très introspectif, qui parfois nous désarme. Plein d'interrogation, d'idées contraires, « La Livraison » raconte très bien les états d'âme de celui qui a besoin d'écrire et une fois l'acte accompli, est pris d'un certain remords. S'il le pouvait, il reprendrait son manuscrit, le réécrirait sans fin. Mais à ce stade, il est trop tard, l'ouvrage est sous presse et dans 24 heures, son auteur l'aura entre ses mains. Commencera alors une autre histoire. En effet, il lui faudra du temps et bien des hésitations avant de l'ouvrir et d'y jeter un tout premier regard. 

http://quimper.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/ville/yves-goulm-les-affres-de-la-creation-02-06-2013-2122574.php?xtmc=yves%2520goulm&xtcr=1

 

Un lien vers le site de Global  et une critique littéraire sur le même site : http://www.globalmagazine.info/globart/2013/09/17/victoire-de-la-creature-sur-son-createur-1379416075

 

Une critique sur http://www.francenetinfos.com/la-livraison-livre-tres-original-dyves-goulm-51690/

Mon avis de lectrice :

Ce livre m’a déconcertée par sa structure narrative plus proche de la poésie que du roman ou de la nouvelle, mais ce n’était pas pour me déplaire !L’auteur casse les codes de la littérature conventionnelle à laquelle nous, lecteurs lambda, sommes habitués. Le livre déroute dès les premiers mots car on assiste ici à une juxtaposition de mots ou les verbes se font rares, l’introspection y est plus importante que l’action.

Je me suis laissée porter par la musique des mots, des allitérations formées par un enchevêtrement de mots qui ne sont pas forcément liés les uns aux autres pour ce qu’ils racontent mais pour leur ressemblance sonore.Un peu comme les chansons de Bashung qui ne s’attachait pas à l’histoire qu’il pouvait raconter dans ses chansons mais plutôt aux sonorités des mots et des rimes.

On comprend l’importance de la poésie pour l’auteur qui cherche plus à étonner qu’à raconter une histoire. A conseiller à un public non conventionnel, aimant être dérouté et porté dans des mondes inconnus. A éviter pour les lecteur psychorigides et cherchant à coller des étiquettes et à rentrer dans un cadre.

 


Yves Goulm devant ses ouvrages.

 

Ancien directeur du musée des champs à Saint-Ségal, fondateur du salon du livre rural qui a connu dix éditions, présent au salon du livre de Châteaulin, Yves Goulm dédicaçait hier à la maison de la presse, son dernier ouvrage, La Livraison« Un livre sur le déni du texte de l'écrivain », expliquait-il.

 

Le sentiment que ressent l'auteur à la sortie de son livre, ou plutôt, en attendant sa livraison, est le point de départ de ce texte. « Quand cela m'arrive, j'oscille entre la jubilation, car il y a une place pour ce livre dans le monde, et une sorte de honte, plus fort que ça même. » On pourrait dire orgueil.

 

En 180 pages, Yves Goulm décrit ainsi le processus de la création littéraire. Ce troisième livre est paru aux éditions Au coin de la rue. Prix : 17 €. (Ouest-France 7/04/2013)


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